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hypersensible aux (((ondes)))

prévenir les risques de l'hyper-connexion pour libérer l'avenir

Comment savoir si on est électrohypersensible?

5% à 15% des personnes dans les pays développés se plaignent des effets des ondes (douleurs, fatigue). Avec l'augmentation exponentielle des rayonnements électromagnétiques artificiels depuis une quinzaine d'années, le risque est de plus en plus important de devenir durablement intolérant ou hypersensible aux champs électromagnétiques (EHS).

L'électrosensibilité est inhérente aux êtres vivants. Cela a été démontré chez les bactéries, les insectes, les oiseaux, ou les rats comme le reconnaît un rapport de l'ANSES sur le sujet.


La pollution électromagnétique est la cause (ou un facteur aggravant) de nombreuses pathologies. Elle affaiblit nos systèmes de défenses naturelles, par exemple en ouvrant la barrière hémato-encéphalique qui protège notre cerveau ou en excitant les agents pathogènes, ce qui les conduit à se développer plus vite (voir Hamnerius, 1985 ; Taheri, 2017).

Version imprimable pour ceux que les écrans fatiguent


Troubles du sommeil, fatigue, stress, douleurs ... des symptômes extrêmement répandus. Savoir avec certitude si on est victime d'une forme d'intolérance aux champs électromagnétiques (SICEM) ou d'électrohypersensibilité (EHS) peut relever du parcours du combattant du fait de l'incompétence en la matière de la plupart des médecins. Cette situation entraîne souvent une errance médicale qui peut conduire à une désinsertion professionnelle et sociale.

Le diagnostic se fait par élimination et finalement par auto-déclaration à son médecin traitant. La preuve la plus fiable est que les symptômes diminuent, voir disparaissent, lorsque le degré d'exposition est réduit.

À la maison, le test est simple : il suffit d'éteindre durant la nuit (et quand on ne s'en sert pas) tous les appareils ou dispositifs émetteurs, électriques ou électroniques sans fil (portables, Wi-Fi, téléphones sans fil, écoutes-bébé). Une solution radicale étant de couper en plus l'alimentation électrique générale. Ce test donne une réponse immédiate ou rapide sur une période de moins d'une semaine, à condition que l'origine des pollutions soit essentiellement à l'intérieure du domicile. Le test est plus difficile à réaliser sur le lieu de travail mais vous pouvez toujours demander à être éloigné des bases de téléphones sans fil et des modems en Wi-Fi.

Smartphones éteints la nuit = sommeil retrouvé !

Symptômes

Outre la sensation d’échauffement que l’on ressent généralement lorsqu’on téléphone trop longtemps (plus de 10 minutes) avec l’appareil collé à l’oreille, les manifestations cutanées les plus fréquentes dans les cas d'une exposition excessive sont les rougeurs et les brûlures (jusqu'au second degrés). Ces manifestations dermatologiques sont généralement temporaires et n'impliquent pas une intolérance durable, sauf si on ne change pas ses habitudes.

En revanche, certains symptômes presque systématiquement rapportés par les personnes électrohypersensibles sont durables et se cumulent : une grande fatigue, des maux de tête (parfois extrêmement violents avec sensation de brûlure), des troubles dermatologiques sévères, une raideur de la nuque, une sensation d'oppression au niveau de la cage thoracique, des douleurs au milieu du dos ou articulaires, un état d'hyper-vigilance permanent qui cause de graves troubles du sommeil. En bref, des souffrances engendrées par un stress sérieux. Caractéristiques mais généralement non spécifiques, certains symptômes pourraient être reliés à bien des causes.


Vous arrive-t-il encore par exemple de souffrir, sans que la cause soit claire ou reconnue médicalement, d'irritabilité, d'angoisse ou de dépression injustifiées, de troubles de la mémoire ou de l'attention, de désorientation temporaire, de troubles cognitifs ou de l'idéation passagers, d'acouphènes, d'hyperacousie (intolérance aux bruits), de dysphonie (incapacité temporaire de parler), d'asthme, d'un déficit soudain du tonus musculaire, de vertiges, d'arythmie cardiaque, de sensations de brûlure?

Ces troubles d'origine neurovégétative sont peut-être causés ou aggravés par une exposition excessive aux émissions électromagnétiques qui apparaissent lorsque se manifeste le syndrome d'intolérance et disparaissent, ou sont fortement atténués, lors de la mise à l'écart de toutes émissions électromagnétiques, y-compris de très faibles puissances.

Comme dans les cas d'allergie, si on ne prend pas de mesures d'évitement, le spectre des causes de l'intolérance peut s'élargir et on peut alors également devenir sensible au courant électrique ou à des rayonnements tels que ceux produits par les écrans, voire naturels comme la lumière du soleil.

Dans les cas graves, l'hypersensibilité électromagnétique peut conduire à l'hospitalisation, par exemple pour un malaise avec éventuelle perte de connaissance, un burnout, une dépression sévère, une crise d'arthrite violente sans cause connue, des crises de panique ou des troubles psychiatriques (il semble qu'il y ait une sur-représentation des troubles de types bipolaires ou hypersensibilité émotionnelle chez les EHS).

Les EHS ont une sensibilité à l'environnement et aux personnes supérieure à la moyenne.

Êtes-vous hypersensible ? Faites le test !


Que peut-on faire avant de s'exiler loin de tout?

Il est d'abord nécessaire de revoir nos habitudes en matière d'utilisation des technologies sans fil. Faire preuve de la plus grande sobriété possible, éteindre tous les téléphones, Wi-Fi et autres appareils connectés lorsqu'on ne s'en sert pas, en particulier la nuit, "sanctuariser" sa chambre.

Il existe de nombreuses solutions pour rester connecté et préserver sa santé (mises à la terre des appareils, utilisation de câbles blindés, baldaquins anti-ondes, etc.). Tout un chacun est invité à s'informer sur les sites Internet spécialisés. Attention aux fausses bonnes solutions ou aux solutions inadaptées!

Diagnostic de l'environnement électromagnétique:

Avant d'engager des dépenses qui peuvent s'avérer importantes pour se protéger, on peut faire appel au préalable à un conseiller en environnement électromagnétique ou à un bio-électricien. Celui-ci pourra effectuer les mesures et proposer des solutions appropriées en fonction de la sensibilité des personnes et du budget. Le diagnostic coûte, pour les moins chers, entre 100 et 300 euros en fonction de la superficie des lieux à mesurer (hors déplacement ; le tarif horaire de cette prestation devrait varier généralement entre 50 et 80 euros). Dans cette fourchette de prix, il est possible d'acheter un appareil de mesure si on pense être capable d'interpréter les résultats. En comparaison, les solutions pour protéger une seule chambre à coucher peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros.

 

Pour ce qui est du diagnostic médical il existe une consultation de référence à Paris à la clinique Alleray-Labrouste. Attention, si vous vivez loin de Paris, les transports en commun, en particulier le TGV peuvent poser un sérieux problème... D'autres consultations sont proposées en France comme celles des Dr Béatrice Milbert ou Alain Collomb (dans le sud), tous deux généralistes, ou encore la consultation du Dr Chevallier, nutritionniste. En principe, la pathologie relève des services régionaux de médecine environnementale (en réalité ces services sont généralement incompétents). Voici encore une liste officielle non mise à jour. Heureusement il y a des médecins conscients du problème sans être forcément spécialistes (généralistes, psychiatres, oncologues, etc.), des bons psychothérapeutes et d'autres professionnels de la santé dits alternatifs, naturopathes, kinésiologues, praticiens en médecines chinoises, magnétiseurs, etc. Faites preuve de discernement dans vos choix!
 

Le traitement consiste d'abord à se tenir le plus possible à l'écart de toute pollution électromagnétique et de protéger sa maison et surtout sa chambre. Ensuite, votre médecin peut vous prescrire des antihistaminiques (par exemple Polaramine) et un remède pour favoriser la vascularisation cérébrale (par exemple à base de ginkgo biloba), un anti-inflammatoire type corticoïde et un anti-douleur à condition que la prise ne soit pas quotidienne et durable. Malheureusement, dans les cas les plus sévères, le traitement permet tout juste de "survivre" mais ne garantit pas qu'on puisse retrouver une vie sociale et professionnelle normale.

Attention aux incompatibilités si vous devez déjà prendre des médicaments sur une longue durée ou en permanence. Soyez prudents en particulier si vous devez suivre un traitement psychiatrique car de nombreux EHS traversent des périodes transitoires psychotiques ou bipolaires qui nécessitent une médication à base de régulateurs de l'humeur, d'anxiolytiques ou de somnifères.

La diététique joue un rôle primordial pour soutenir nos mécanismes de défenses naturelles. Il est conseillé de réduire la consommation de viande, de manger chaque jour des fruits et des légumes frais et d'éviter les excitants. Effectuer chaque année une cure d'un mois avec des compléments alimentaires ne peut pas faire de mal, entre autres des antioxydants, des substances ou plantes détoxifiantes du foie, des éléments réparateurs du système nerveux (vitamine D, oméga 3, magnésium, etc.). L'exercice physique est fondamental. Pratiquer autant que possible la marche à pied, si possible dans un environnement sain et apaisant. La sédentarité excessive aggrave les symptômes dus aux rayonnements électromagnétiques.


Interrogeons nos sensations. Notre corps n'est-il pas notre premier instrument de mesure?

Pour ceux d'entre vous qui désirent des données plus précises, et à destination des professionnels de la santé :
EHS et MCS (ARTAC)
Dr J. Pilette : Antennes de téléphonies mobiles, technologies sans fil et santé, 2008


Références scientifiques :

Bibliographie thématique avec les conclusions en français

Rapports BioInitiative 2007 et 2012
emf-portal.org : des milliers d'études référencées.

Article publié initialement en décembre 2014.

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